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    Macro-Déchets

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    Responsable Antenne Surfrider Lac Léman
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    Macro-Déchets

    Message par Administrateur le Mar 3 Aoû - 17:49

    Nous produisons toujours plus de déchets et une partie de ceux-ci continuent à s'accumuler sur nos rivières et nos littoraux. Certes, des efforts sont faits pour nettoyer mais le problème reste néanmoins entier car non traité en amont



    C'est pourquoi Surfrider fait pression sur le législateur en organisant des opérations de terrain comme les Initiatives Océanes, ainsi qu'en mobilisant les citoyens et en lançant une campagne et une pétition sur la reconnaissance des déchets dans la législation.

    En effet, il est important de souligner que les macro-déchets ne sont actuellement pas pris en compte dans la législation. Cette absence de statut légal reste notre priorité : il est impératif de convaincre les députés européens de considérer les macro-déchets comme une pollution !



    Quelques exemples criants !


    Le Great Garbage Pacific Patch :


    Le GPGP est une nappe de détritus dérivant dans l’océan Pacifique et se propageant depuis les années 1950. Elle est le fruit des courants tourbillonants qui attirent ainsi des ordures de tous les océans du monde et flotte entre la Californie et Hawaii.

    Selon les estimations de la Commission côtière de l’Etat de Californie, cette immense poubelle flottante atteindrait aujourd’hui 3,5 millions de tonnes pour une superficie de 3,43 millions de km2, soit le tiers de la superficie de l’Europe. Au total, plus de 267 espèces marines seraient affectées par cet amas colossal de déchets.

    Des témoignages de marins confirment régulièrement l’existence d’îlots flottants, de déchets de plusieurs centaines de mètres carrés dans le Golfe de Gascogne. Il y a déjà une dizaine d’années, des études de l’IFREMER ont d’ailleurs évoqué des chiffres inquiétants. En effet, plus de 50 millions de tonnes de déchets se trouvaient entre 0 et 200m de profondeur dans le golfe de Gascogne, 15.000 tonnes de sacs plastiques y circulaient entre deux eaux et 50.000 tonnes de ces mêmes sacs reposaient au fond du golfe.



    Ces petits bâtonnets de plastique qui envahissent nos plages :


    Parmi la multitude de déchets plastiques que l’on retrouve tout le long du littoral, il y a ces petits bâtonnets de plastique. Alors que beaucoup pensent que ce sont des bâtons de sucette, il s’agit en réalité, la plupart du temps, de cotons-tiges.
    C’est un exemple qui illustre bien comment un macro-déchet peut parcourir de nombreux kilomètres pour finir sur le littoral puis dans nos océans.

    Ces cotons-tiges ont commencé leur voyage en étant jetés dans des toilettes. Ils sont ensuite transportés via le réseau des eaux usées pour finir dans une station d’épuration. Etant donné leur petite taille, ils passent entre les grilles sensées retenir les macro-déchets puis sont rejetés en sortie de station d’épuration dans un cours d’eau pour finir dans l’océan ou sont rejetés directement dans la mer. Les courants et les marées finissent le travail en les déposant sur la plage.

    Ce processus illustre les conséquences dommageables d’un geste quotidien en apparence anodin : Jeter quelque chose en pleine ville ou dans une rivière, bref en dehors d’une poubelle, revient donc à le jeter directement à la mer ou sur la plage.



    Quand l’océan pleure


    Les Mermaid’s tears ou larmes de sirènes cachent sous ce nom poétique une pollution de nos océans et de nos littoraux par des micro-plastiques.

    Ce sont des billes de plastique qui ont généralement une taille de 5mm de diamètre. 27 millions de tonnes seraient fabriquées chaque année rien qu’aux Etats-Unis. Il s’agit de matière première pour la fabrication du plastique mais également de résidus de déchets ménagers fragmentés au cours des années dans le milieu marin ou fluvial.

    Ces granulés contribuent majoritairement à la composition des débris marins. Ils échappent au cycle de production pour se retrouver dans des cours d’eau ou les océans. Des études montrent que ces larmes de sirènes entrent aujourd’hui majoritairement dans la composition des sédiments des plages. On en retrouve également dans le système digestif de nombreuses espèces animales marines. Elles sont également le vecteur de nombreux polluants chimiques.

    Ces billes de plastique ne sont bien sûr pas biodégradables et ont une longévité inquiétante. Elles sont donc quasi impossibles à nettoyer en raison de leur petite taille. Le Dr Richard Thompson de l’Université de Plymouth entreprend des recherches sur le processus de décomposition des plastiques une fois dans l’eau de mer. Il étudie également les effets exacts du plastique sur le milieu marin. Le risque premier, selon lui, serait que ce produit toxique entre dans la chaîne alimentaire, nuisant à la fois à la vie marine mais également à l’homme, consommateur d’espèces issus de la mer.



    Nos plages pourraient se transformer en cendriers !


    Le mégot de cigarette est un exemple concret et bien visible d’une pollution chronique qui touche nos océans et nos littoraux. Cette pollution est bien souvent d’origine urbaine malgré ce que l’on croit. Evidement, beaucoup de personnes trouvent bien plus pratique d’enterrer leur mégot dans le sable plutôt que de le jeter dans une poubelle ou de le mettre dans un cendrier de plage. Quand on connaît la fréquentation des plages en été, on imagine facilement avec inquiétude la quantité de mégots abandonnés dans le sable.
    Cependant, il ne faut pas croire que nos fumeurs des plages sont les seuls responsables de cette pollution. Un mégot jeté par terre en ville a de très fortes chances de finir sur une plage. Comment ? C’est très simple. Sous l’action de la pluie ou des services de nettoyage des villes, le mégot va finir dans les égouts, c’est-à-dire dans le réseau d’eaux pluviales, un réseau se déversant dans un cours d’eau ou dans l’océan.

    Ce phénomène s’est accentué avec les interdictions de fumer dans les lieux publics, phénomène récurrent dans toute l’Europe. Ainsi, les fumeurs se retrouvent sur les terrasses des restaurants et des cafés et jettent les mégots sur les trottoirs et caniveaux. Tout autre objet jeté sur le trottoir (chewing-gums, gobelets plastiques, …) subit le même sort !

    Selon les estimations de Ocean Conservancy, le taux de nicotine capturé dans 200 filtres est suffisant pour tuer un être humain. Un mégot est susceptible à lui seul de polluer 500 litres d’eau, la rendant impropre à la consommation. N’oublions pas non plus que ces mégots sont également susceptibles d’être ingérés par des animaux.

    Quant aux produits dérivés de la consommation du tabac - comme les briquets, les allumettes et les paquets de cigarettes - il en est de même. Un paquet de cigarettes est avant tout un assemblage de films plastiques, films aluminiums, de carton, de films de cellophane, de tabac, ainsi que de milliers d’autres composants chimiques.



    Les déchets une entrave pour la vie marine


    Cette tortue de 15 ans s’est retrouvée emprisonnée dans un anneau de bidon en plastique quand elle était jeune. Sa carapace et tout son corps ont continué à grandir malgré tout.

    Les tortues ne mangent visiblement pas que des sachets plastiques. Elles ingurgitent un petit peu tout ce qui leur passe sous le bec. Pour illustrer ce cas, une drôle de découverte avait été faîte en examinant l’estomac d’une tortue :

    * une semelle, des lunettes de natation,
    * des morceaux de caoutchouc et de plastique,
    * des boulettes de plastique, des épingles à nourrice,
    * des morceaux d’éponge synthétique,
    * des morceaux de filets en plastique, de bouteilles en plastique,
    * de nombreuses lanières en plastique, des morceaux de sachets en plastique
    * et une corde en polypropylène...


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